Retrouvez dans la boîte à outils 2026 rubrique Accords de branche / Accords salaires, les accords signés pour cette année .  |  Vous souhaitez intégrer le Conseil syndical CFE-CGC.IP ? Déposez votre candidature sur le site (onglet Contact) ou par mail au Secrétariat (secretadm.cfecgc.ip@gmail.com)        |          CONGRÈS CFE-CGC.IP du 5 au 7 juin 2026 – Complexe de loisirs du Puy-du-Fou - 85590 Les Epesses – informations complémentaires à venir prochainement

(Publié par LE POINT, auteur : Nathan TACCHI) © Image générée par IA

En 2026, trois entreprises sur dix envisagent des augmentations collectives, contre 61 % en 2025. C’est deux fois moins. Pourquoi ?

L’entretien individuel devient le passage obligé pour négocier son augmentation, dans un contexte où les hausses collectives disparaissent progressivement.

C’est un retour à l’individualisation des augmentations salariales. D’après une étude du cabinet de conseil WTW, publiée ce jeudi 8 janvier, seules 29 % des entreprises envisagent encore des augmentations générales, contre 61 % en 2025. Quant aux salariés qui seraient augmentés, les prévisions médianes des hausses s’établissent à 3,1 % pour 2026, comme en 2025. Les budgets demeurent donc stables, mais le ciblage très différent.

« La rémunération redevient un levier de pilotage fin : l’enjeu n’est plus d’augmenter tout le monde pour compenser l’inflation, mais de différencier les talents pour soutenir la performance et la transformation des organisations. Dans ce contexte plus sélectif, la qualité de l’arbitrage prévaut désormais sur le volume global du budget », souligne Khalil Ait-Mouloud, directeur de l’activité Enquêtes de rémunération chez WTW en France.

Des augmentations de près de 5 % pour les salariés les plus performants

En 2026, les augmentations prévues dans l’Hexagone s’annoncent donc plus faibles que lors des années précédentes et légèrement inférieures à la moyenne européenne (3,2 %) ou à celles prévues par d’autres grandes puissances économiques (3,5 % aux États-Unis et au Royaume-Uni, 3,4 % en Allemagne et au Canada).

« L’année 2026 marque un tournant », affirme Khalil Ait-Mouloud lors d’un point presse. « Les budgets se stabilisent, mais les politiques salariales se transforment en profondeur. […] Nous sommes passés entre 2022 et 2026 d’une logique de rattrapage [de l’inflation] à une logique de pilotage stratégique », analyse le directeur de l’activité Enquêtes de rémunération chez WTW en France.

Pour motiver leurs salariés les plus performants, les entreprises sont prêtes à les augmenter de 4,9 % en moyenne, marquant « une volonté claire de différencier les talents clés dans un marché de l’emploi stabilisé mais sélectif », réaffirme WTW dans son communiqué. Par ailleurs, près d’une entreprise sur deux (46 %) entend réduire les inégalités salariales, notamment entre femmes et hommes, grâce à son enveloppe salariale. Cette proportion dépasse légèrement celle de l’an passé (40 %).

À LIRE AUSSI

Quel est le salaire moyen en France en 2025 ?

Pour les entreprises dont le siège est implanté en France, les augmentations prévues se révèlent plus contenues (+ 2 %). « Ce différentiel souligne la prudence accrue des groupes nationaux  et une pression persistante sur les coûts », précise WTW dans un communiqué de presse.

Plus d’articles